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L’absence de fraternité génère les tensions entre les peuples

1er mars 2016

L’humanité connaît de nombreux conflits et crises entre des peuples. Ces tensions sont dues au fait que les peuples se sentent différents. Ils peuvent alors s’opposer et chercher à dominer ou spolier les autres.

Pourtant, tous les hommes font partie d’un même peuple. Car les hommes sont tous enfants de DIEU. Ils sont donc tous des frères. Il est essentiel de changer les mentalités et d’unifier les peuples dans une même fraternité.



Les conflits entre les peuples viennent de la séparation que les hommes mettent entre eux. Les hommes se reconnaissent similaires à certaines personnes et différents d’autres personnes. Ils font des distinctions. Ils forment des groupes, des communautés, des clans. De la sorte, ils se rapprochent de quelques personnes, et ils se séparent des autres. Il est possible de se reconnaître dans plusieurs groupes. On peut par exemple se sentir proche de ceux qui viennent de la même région, de ceux qui ont le même métier ou encore de ceux qui aiment la même musique.

Or par nature, l’homme préfère et privilégie ceux qui font partie d’un groupe auquel il appartient. Par conséquent, il est prêt à défavoriser, voire léser, les « autres », ceux qui ne font pas partie de son groupe. Par exemple, on est plus attentif à ce que dit quelqu’un de son groupe, on lui apporte plus facilement notre aide, et on l’accepte plus facilement dans notre espace de vie.

La tendance à favoriser ceux dont nous sommes proches pose parfois problème dans la gouvernance des peuples. Quand les gouvernants sont issus d’un même groupe, ils peuvent chercher à favoriser leur groupe. Les autres seront désavantagés. Il en résultera de la discrimination, et donc de la frustration et de la colère, d’où de possibles conflits sociaux.

Cette tendance peut conduire à des situations très graves. On le voit actuellement en Europe avec la crise des migrants. Les « autres », ce sont ces individus, ces familles qui fuient la guerre ou la misère. Ils cherchent une vie meilleure, la paix, la sécurité. Pour cela, ils sont prêts à se lancer dans un périple incertain et dangereux de plusieurs milliers de kilomètres, même avec des enfants en bas âge. Cela montre à quel point ils sont désespérés. Mais beaucoup d’Européens les voient arriver comme des étrangers gênants, venant envahir leur espace et perturber leur bien-être. Ils sont les autres qui viennent d’ailleurs. Ils ne sont pas les bienvenus.

L’histoire comporte de nombreux exemples de cette différence entre « nous » et « les autres » ayant conduit à des situations dramatiques. Au XXème siècle, l’apartheid en Afrique du Sud en est l’exemple le plus évident. La minorité blanche au pouvoir a décidé de mettre complètement à l’écart toute la population noire, pourtant originaire du pays. Cette population noire a connu la misère, la souffrance, la persécution. Les dirigeants des pays soviétiques ont également mis en place une séparation avec les autres peuples. Les pays non soviétiques étaient considérés comme des ennemis. La population a été isolée, privée de liberté, maltraitée. Pourtant, l’idée originelle du communisme était noble : elle prônait l’égalité et le partage. Mais cette vision du départ a été pervertie. L’exemple le plus terrible du XXème siècle de la distinction entre les peuples est certainement celui du nazisme. Au nom de la différence, certains se sont arrogé le droit de persécuter et d’exterminer certaines catégories de personnes. La différence pouvait être de religion, d’ethnie, d’orientation sexuelle, de santé mentale ou de sensibilité politique. Toute différence devenait un prétexte à discriminer, exclure et même supprimer d’autres êtres humains.

Ce qui s’est passé dans l’histoire récente menace de se reproduire à nouveau avec les groupes islamistes extrémistes comme Daesh. Ces groupes se revendiquent comme étant différents du reste du monde. Ils se disent être dans la vérité, et les autres dans l’erreur ou le mensonge. Ils se disent élus de Dieu, et les autres incroyants ou infidèles. A cause de cela, ils sont prêts à détruire les autres peuples, à les dépouiller et à les tuer. La menace est réelle.



Or les hommes sont tous enfants d’un même DIEU. Toutes ces différences entre les hommes ne sont que mineures, en comparaison de leurs similitudes. Tous les hommes sont faits de la même façon. Ils ont tous la même morphologie. Ils naissent et évoluent tous selon le même processus. Ils ont des pensées et des émotions similaires. Ils ont les mêmes besoins. Et ils ont le même devoir d’évoluer et de se rapprocher de DIEU, leur Créateur.

Les différences entre les hommes existent, mais elles ne doivent pas séparer. Il faut les comprendre et les accepter. Les couleurs de peau apportent de la variété. Les religions sont des révélations que DIEU a envoyées aux hommes à diverses époques. La pauvreté et la richesse sont des états qu’il faut équilibrer et qui peuvent changer.



La conscience collective doit changer. Les peuples de la Terre doivent s’unir dans la fraternité. Il faut développer l’amour, la tolérance, la bienveillance. C’est le manque d’amour qui permet la séparation et les conflits. Chaque individu doit comprendre qu’il fait partie d’une même famille avec tous les autres hommes. Chacun de nous doit changer sa façon de voir. Nous devons prendre conscience du fait que tous les hommes sont nos frères. Nous devons avoir de l’amour pour tous les peuples. Nous devons prier pour tous les hommes de la Terre.

Au quotidien, nous devons chercher à ne pas faire de différence. Nous devons être ouverts à tous. Nous devons avoir de la bienveillance et de la compassion pour tous, même pour ceux qui sont différents. Nous ne devons pas chercher à obtenir le meilleur pour nous au détriment d’autres personnes.

Les choses ne changeront sur la Terre que si nous-mêmes nous changeons.


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